Actualité

La boxe comme outil de socialisation

12 juillet 2016

Sur la photo, le directeur général et entraîneur des Apprentis Champions, Steve Choquette, le président du Centre de pédiatrie sociale Grand Galop, David Bousquet, la députée provinciale, Chantal Soucy, et le boxeur Richard Horth.

Pas moins de 25 adolescents auront la chance de participer à des cours de boxe tout à fait gratuitement dès cet automne grâce au nouveau programme « Sors de ton coin » lancé par la députée provinciale Chantal Soucy et l’école de boxe Les Apprentis champions.

Ce programme est destiné à aider des adolescents âgés de 9 à 17 ans à combattre différentes problématiques d’ordre social, dont l’intimidation, la pauvreté, la faible estime de soi et la gestion de la colère.

À la recherche d’un projet porteur pour cette clientèle, la députée de Saint-Hyacinthe a vu en la boxe une opportunité de transmettre de belles valeurs aux jeunes. « J’ai rencontré l’entraîneur Steve Choquette il y a quelques mois et il est devenu l’entraîneur de boxe de mon fils. J’ai vu l’impact positif qu’il avait sur la vie des jeunes », a-t-elle poursuivi. Le programme « Sors de ton coin » consiste en un stage de trois mois à l’école de boxe Les Apprentis Champions afin de se familiariser avec la discipline. En plus de l’inscription et des frais d’affiliation à Boxe Québec offerts gratuitement, un sac d’entraînement, une paire de gants et une paire de bandages de boxe seront donnés aux participants. « Le but du programme est de permettre aux jeunes d’augmenter leur estime de soi et d’avoir confiance en eux. Il n’y a pas de jugement ici, tout le monde est respecté. Je veux qu’ils sortent grandis de ce stage pour être mieux outillés dans la vie », a lancé Steve Choquette, entraîneur et directeur général du club. Bien que le but du programme ne soit pas de former un prochain champion du monde, les jeunes qui auront le désir de faire de la compétition auront par la suite la chance de le faire.

La députée Chantal Soucy va donc parrainer les 25 jeunes qui participeront au programme « Sors de ton coin ». « Les jeunes doivent être référés par des organismes de la région, comme les Grands Frères Grandes Soeurs, la Maison de la famille, la Maison des Jeunes, le Centre de pédiatrie sociale Grand Galop ou toute autre organisation qui travaille avec des jeunes en difficultés », a-t-elle précisé.

Mortalité de poissons dans la rivière Yamaska
Saint-Hyacinthe met en place deux chantiers

12 juillet 2016

À la suite d’un déversement d’eaux usées ayant entraîné la mort de milliers de poissons dans la rivière Yamaska, le maire Claude Corbeil a annoncé la mise en place de deux chantiers : un comité de révision de la gouvernance et une étude de l’impact du déversement afin d’instaurer des mesures réparatrices pour l’écosystème.

Gouvernance

Un comité analysera en profondeur les circonstances à l’origine du déversement et reverra l’ensemble des procédures et processus liés à la gouvernance du traitement des eaux usées. Cela impliquera notamment des directives claires concernant : l’encadrement, l’approbation et la communication entourant les décisions ayant un potentiel d’impact élevé ainsi que la responsabilité des employés qui assurent le service de garde à l’usine d’épuration.

« J’ai exigé un rapport complet et je m’engage à vous le partager d’ici la fin du mois de septembre. Tant et aussi longtemps que les recommandations de ce comité ne seront pas officiellement appliquées, j’ai demandé que toutes les décisions majeures concernant le traitement de l’eau soient approuvées par la direction générale et qu’on m’en informe sur-le-champ » a mentionné le maire Claude Corbeil.

Mersures réparatrices

Une évaluation de l’impact du déversement sur la rivière et la mise en place de mesures réparatrices ont été confiées à l’Organisme de bassin versant de la Yamaska. « Nous avons eu plusieurs rencontres de travail avec l’OBV Yamaska, un organisme neutre, qui connaît très bien l’écosystème de notre rivière et qui va, avec ses experts, analyser son état et nous guider dans la mise en place de mesures réparatrices », a soutenu Chantal Frigon, directrice générale adjointe de la Ville de Saint-Hyacinthe.

La Ville a également eu plusieurs échanges avec le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Une enquête est en cours et les conclusions ne seront pas disponibles avant un certain temps. La Ville de Saint-Hyacinthe va collaborer, prendre connaissance des résultats et assurer les suivis nécessaires.

Retour sur l’incident du 28 juin

Lors d’une conférence de presse, le maire Claude Corbeil est revenu sur les circonstances à l’origine du déversement. Un bris majeur d’équipement lors de l’installation d’un disjoncteur à l’usine d’épuration serait la cause technique de la surverse. L’ajout de ce disjoncteur était nécessaire pour répondre aux besoins énergétiques actuels et futurs de l’installation, en raison de l’agrandissement de l’usine. Pour l’installer, une coupure de courant était inévitable et impliquait un arrêt temporaire de l’usine. L’arrêt a été planifié au printemps dernier, en fonction de différents paramètres liés au chantier et selon les prévisions hydriques de la rivière des 20 dernières années. Le 28 juin, avant d’effectuer l’arrêt, la situation hydrique n’a pas été réévaluée malgré le niveau et le débit exceptionnellement bas de la rivière. Il s’agit d’une faille déterminante dans le processus de décision. Malheureusement, en raison du bris d’équipement lors de l’interruption électrique, l’eau usée qui devait être contenue et filtrée a plutôt été déversée directement.

«L’intervention initiale prévue ne commandait pas obligatoirement d’informer au préalable le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, mais il aurait évidemment été préférable de le faire. Par contre, à la suite du bris, il devenait essentiel d’informer le Ministère. Nous en assumons bien évidemment les conséquences », a expliqué Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe.

Qualité de l’eau

La Ville rappelle aux citoyens qu’il n’y a aucune inquiétude à avoir concernant la qualité de l’eau potable distribuée. La prise d’eau est située en amont sur la rivière, loin du site où des eaux usées ont été déversées. De façon préventive, dès le 1er juillet, la Ville a accru ses mesures de contrôle de qualité et tous les résultats obtenus sont conformes. Pour ce qui est de l’eau brute dans la rivière, la Ville a également fait réaliser un spectre complet de tests par un laboratoire externe accrédité, afin d’évaluer la situation de façon exhaustive. Ce type de test permet de repérer et de quantifier l’ensemble des substances contenues dans l’eau. Tous les paramètres sont excellents et en tout point conformes aux normes en vigueur. Ces tests montrent que la qualité de l’eau brute à l’entrée de l’usine de filtration est très bonne même pour cette période plus sensible de l’année. Il n’y a donc pas de précaution additionnelle à mettre en place concernant les activités en rivière telles que la pêche et les activités nautiques.

Pour la consommation de poissons, les représentants de la Faune confirment que les recommandations du Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce continuent de s’appliquer.

« Soyez assurés que je n’en ai pas fini avec ce dossier. Cette situation aurait pu être évitée et je tiens à ce que tous les mécanismes de contrôles nécessaires soient mis en place pour prévenir ce genre d’incident. La Ville de Saint-Hyacinthe travaille très fort pour devenir un leader en matière environnementale. Nous allons donc agir de façon responsable pour corriger nos erreurs et pour revoir nos pratiques afin d’être exemplaires en cette matière » a conclu le maire.