Actualité

Semaine nationale de prévention du suicide

27 janvier 2015

Mobilisation de masse avec Contact Richelieu-Yamaska

« Cette année, nous voulons mettre l’accent sur l’impact que peut avoir le suicide dans l’entourage des personnes qui posent ce geste et les intervenants qui vivent avec cette réalité au quotidien », explique Louis Lemay, directeur de Contact Richelieu-Yamaska.

Sous la présidence d’honneur de Louise Soly et Yvan Pion, des activités visant à sensibiliser et informer la population se tiendront au cours de la semaine prochaine. À commencer par un déjeuner-conférence pour le grand public sur L’impact de l’idée ou du geste suicidaire sur l’entourage avec l’intervenant social et chanteur maskoutain Yvan Pion et Pierrette Couture, thérapeute, formatrice et intervenante de crise chez Contact R-Y. Cette activité sera présentée le 3 février au Centre communautaire Christ-Roi, de 8 h 30 à 11 h.

Suivront les midis-conférences L’impact de l’idée ou du geste suicidaire sur les intervenants pour intervenants des réseaux publics et communautaires avec Mme Couture. Cinq conférences se tiendront sur le territoire de Contact R-Y, dont deux à l’hôpital Honoré-Mercier, une à l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe puis une dans les CLSC d’Acton Vale et de Beloeil.

Les écoles des commissions scolaires de Saint-Hyacinthe et des Patriotes tiendront différentes activités pour les élèves, dont l’organisation d’une semaine sous le thème du mieux-être à Saint-Hyacinthe. L’école secondaire Fadette mettra en place une vente de fleurs et la distribution d’un courrier de l’amitié. La polyvalente Hyacinthe-Delorme offrira une conférence de la Fondation québécoise des maladies mentales. L’école secondaire Casavant organisera pour sa part un projet de sensibilisation sur l’image corporelle, suivi d’un colloque des pairs aidants le 18 mars.

Le milieu des affaires sera sensibilisé avec une publication sur la prévention du suicide qui sera distribuée aux membres de la Chambre de commerce et de l’industrie Les Maskoutains. Rappelons que Contact R-Y est un centre d’intervention de crise en santé mentale offrant des services de prévention, d’intervention et de postvention. L’organisme est disponible en tout temps au 450 774-6952 et au numéro sans frais 1 866 APPELLE (277-3553).

Paroles et confidences maskoutaine

Émilie Madore | 27 janvier 2015

Même à la retraite, Yolande Poirier veille à l’instruction des petits et grands de sa municipalité en s’occupant de la bibliothèque municipale de Saint-Barnabé.
Yolande Poirier, Saint-Barnabé-Sud

Au service de la culture

Même à la retraite, les livres n’auront pas quitté la vie de la Barnabéenne Yolande Poirier. Celle qui a enseigné au niveau primaire pendant plus de 30 ans continue aujourd’hui de servir l’intérêt des petits et grands de son milieu en s’occupant de la bibliothèque ­municipale. Ce qui s’avérait être un passe-temps s’est finalement transformé en un désir d’animer la vie communautaire pour raviver l’harmonie qui régnait jadis entre les citoyens. Bien qu’elle ait vu passer sous son nez la réforme scolaire et qu’elle déplore certains aspects du programme, Yolande Poirier ose espérer que l’évolution des technologies et de la langue française ne mettront pas en péril l’avenir des bibliothèques. Entre un roman de Michel David et de Bernadette Dupuy, rencontre avec une amoureuse des livres soucieuse de son environnement.

À quel niveau vous impliquez-vous dans votre municipalité?

« Je m’occupe principalement de la ­guignolée et faire les paniers pour l’aide alimentaire parce que c’est un service qui est utilisé peu importe le moment de l’année. Je m’occupe aussi beaucoup du transport pour les gens à mobilité réduite qui doivent se rendre à Saint-Hyacinthe. Je fais justement partie du comité de pilotage des Municipalités Amies Des Aînés organisé par la MRC. On a eu à mettre en place un programme pour inciter les municipalités à penser et agir en fonction des aînés. On ne peut pas se le cacher, cette portion de la population est de plus en plus grande et les aînés tendent à se déplacer dans les villes plutôt que de rester dans les municipalités plus éloignées. La raison est qu’il est plus difficile pour eux de se déplacer pour faire l’épicerie, aller à la pharmacie ou même voir le médecin quand ils habitent les régions. Le transport adapté est quelque peu déficient jusqu’ici et ça prend des gens pour les amener du point a au point b, mais c’est là que le programme MADA entre en jeu et pourra changer la vie de bien des gens. »

Beaucoup de retraités peuvent ne pas penser au bénévolat. Pourquoi donnez-vous du temps à votre communauté?

« Je ne m’en cacherai pas, au départ c’était pour sortir de chez moi et faire quelque chose de mes journées. Finalement, on a fondé les Optimistes avec quelques personnes, un regroupement qui visait à organiser des activités pour les jeunes, et ça m’a accroché puisque j’ai baigné dans cet univers toute ma carrière. Dans ma famille, mon père a fait beaucoup de bénévolat dans notre paroisse à Notre-Dame-de-Stanbridge et ma mère était aussi enseignante, alors ça a été pas mal des modèles. Le bénévolat, c’est important dans n’importe quel domaine. S’il fallait payer pour absolument tout, on n’arriverait à rien. À la retraite, on a beau faire plein de choses, ce sont toutes des implications que l’on choisit de faire parce qu’on aime ça. »

Avec votre poste à la bibliothèque, comment réussissez-vous à diversifier la vie communautaire?

« Il y a un bout de temps, il n’y avait pas beaucoup d’activités au village. La municipalité a réaménagé la bibliothèque en rénovant l’ancien presbytère. Il y a donc plus d’espace pour les usagers et nécessairement pour le déroulement d’activités de toute sorte. On organise donc des ateliers de bricolage, des groupes de lecture, des rencontres et discussions avec des auteurs. Les gens disaient qu’il n’y avait rien à Saint-Barnabé, maintenant ça bouge et on va essayer de continuer. C’est pour ça qu’on agit, parce que si on tient à ce que les Barnabéens restent ici, il faut qu’ils aiment ce qui se passe ici. Pour changer le monde, il faut prendre les moyens. De nos jours, plus personne ne se connait parce qu’il n’y a plus d’occasion de rencontre. Je pense que notre but est atteint quand on voit la reconnaissance des gens qui participent à la vie communautaire. C’est la récompense au bout du compte. »

Des projets connexes entre la bibliothèque et les différents pavillons de l’école Aux Quatre-Vents devraient voir le jour sous peu n’est-ce pas?

« Ce sont principalement les enfants qui viennent avec leurs parents à la bibliothèque. On est en train de mettre sur pied un projet de bibliothèque pour les écoles, une activité parascolaire supplémentaire qui inciterait les jeunes à venir davantage. D’autant plus qu’il serait profitable pour les deux parties de s’investir dans ce genre de partenariat alors que des rencontres avec les auteurs pourraient être organisées plus souvent. Chose certaine, tant que j’en aurai la force, je continuerai à m’impliquer! »

Le Temps d’un rêve ajoute 29 places à Sainte-Madeleine

20 janvier 2015

Pour l’occasion, l’inauguration s’est déroulée en présence du maire de Sainte-Marie-Madeleine, Simon Lacombe, du député de Borduas à l’Assemblée nationale, Simon Jolin-Barette, de la vice-présidente du conseil d’administration, Audrey Rondeau, de la directrice générale, Lucie Veilleux, du maire de Sainte-Madeleine, André Lefebvre. Sans oublier, bien sûr, la présence de quelques boutchous! Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le Centre de la petite enfance Le Temps d’un rêve a inauguré le 15 janvier l’agrandissement de sa deuxième installation située à Sainte-Madeleine. Dans l’optique de vouloir réduire la liste d’attente imposée aux familles de la municipalité, le CPE offre désormais 29 nouvelles places et créé ainsi 5 nouveaux emplois.

Depuis la fin septembre, l’établissement accueille cinq nouveaux poupons ainsi que 24 enfants âgés entre 18 mois et cinq ans divisés en groupes multi âge ce qui porte le nombre de places à 80.

« Sans l’appui des municipalités de Sainte-Madeleine et de Sainte-Marie-Madeleine, un projet d’une telle envergure n’aurait pu être réalisable, a mentionné Lucie Veilleux, directrice générale du CPE. Il faut aussi souligner les efforts déployés par le personnel qui a réussi à maintenir l’offre de service pendant la durée des travaux, soit près de cinq mois. Ainsi, nous entretenons la fierté que les Québécois ont à l’égard des centres de la petite enfance, soit des services de garde de qualité et un service essentiel à nos familles d’aujourd’hui. »