Actualité

Développement économique et soutien à l’entrepreneuriat
La réorganisation se poursuit

21 avril 2015

À l’arrière : Alexandre Lahaie, responsable des communications pour la députée de Saint-Hyacinthe, Jacques Tétreault, président du CCCPEM, Jeannot Caron, membre du CCCPEM et Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe. À l’avant : Denise Gingras, coordonnatrice des activités du Jour de la Terre Saint-Hyacinthe, Alexandra Gibeault, responsable de l’opération nettoyage et Céline Lussier-Cadieux, présidente du Boisé des Douze. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le service de développement local et régional et de soutien à l’entrepreneuriat de la MRC des Maskoutains continue de prendre forme et, sous réserve de l’entrée en vigueur du projet de loi 28, il débutera ses activités le lundi 4 mai.

Depuis l’annonce par Québec de nouvelles règles de gouvernance en ­matière de développement en novembre 2014, la MRC a mis en place une série de mesures afin de garantir une transition efficace des activités du CLD Les Maskoutains vers la MRC qui assurera dorénavant la continuité des services d’accompagnement et de soutien technique et financier offerts aux promoteurs et entreprises de la grande région de Saint-Hyacinthe.

Lors de la séance du conseil du 8 avril, les maires ont approuvé l’embauche de Mme Luz Maria Sanchez, à titre d’agente de bureau à la MRC des Maskoutains. En poste au CLD Les Maskoutains depuis mai 2011, Mme Sanchez poursuivra son travail de soutien aux professionnels du nouveau service de développement de la MRC.

Les élus ont également donné leur aval à la modification des conditions d’emploi de Mme Denyse Bégin qui occupera dorénavant les fonctions d’agente de communication de la MRC à temps plein. À l’emploi de la MRC depuis février 2013, Mme Bégin travaille aux communications deux jours par semaine. De plus, elle a été chargée de projet MADA (Municipalité amie des aînés) de février 2013 à février 2015, à raison de trois jours par semaine, puis chargée de projet à la famille, à partir de février 2015.

Prochaine étape

À l’instar de toutes les MRC au Québec, la MRC des Maskoutains doit attendre l’adoption du projet de loi 28, actuellement à l’étude par l’Assemblée nationale, afin d’obtenir les pouvoirs nécessaires pour la gestion du Fonds local d’investissement (FLI) et du Fonds local de solidarité (FLS). Le projet de loi prévoit aussi qu’une entente devra intervenir entre le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) et la MRC, entente qui précisera les modalités et conditions liées à la gestion du FLI.

Dans l’attente du projet de loi 28 et de l’entente avec le MAMOT, le CLD Les Maskoutains, par l’entremise du comité d’investissement actuellement en place, poursuivra la gestion conjointe des Fonds FLI/FLS. Pour soutenir la poursuite de ce mandat, les membres du personnel de la MRC faisant partie du nouveau service de développement local et régional et de soutien à l’entrepreneuriat agiront comme personnes-ressources pour la gestion de ces fonds.

D’ici la mise en place du nouveau service, la MRC des Maskoutains, conjointement avec le CLD, tient à préciser que tous les services offerts par le CLD, notamment l’accompagnement, la rédaction de plans d’affaires et la recherche de financement auprès des entreprises et des entrepreneurs, sont maintenus. Les promoteurs et les entreprises sont donc invités à continuer de faire appel au CLD Les Maskoutains pour leurs projets d’affaires.

Paroles et confidences maskoutaine

Émilie Madore | 21 avril 2015

Madeleine Ravenelle. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Madeleine Ravenelle
ne se fait pas prier

Après tant d’années de bénévolat, la Saint-Pienne Madeleine Ravenelle sait très bien pourquoi elle va au lit le soir. Tout au long de sa carrière d’enseignante, elle a pris part aux travaux de la ferme familiale en assurant la comptabilité et la gestion, en plus d’opérer avec son mari une concession de motoneige pendant 15 ans. Malgré toutes ses occupations professionnelles, elle a toujours trouvé le temps pour aider sa communauté et veiller au bon fonctionnement de l’église paroissiale. Passionnée des voyages, de lecture et grande mélomane, Madeleine Ravenelle a trouvé le moyen de combiner son dévouement pour l’église et la musique en organisant des concerts pour financer les rénovations de l’édifice religieux.

Pourquoi avoir choisi de vous impliquer au sein de votre paroisse?

Ma famille était très catholique et pratiquante. Je le suis encore et je peux témoigner de ma foi sans gêne. Très jeune, on m’a appris à être responsable. Dès l’âge de 20 ans, on m’a demandé de m’occuper des cours de préparation au mariage à Saint-Pie. Ce fut le début d’un long parcours d’implication bénévole. Je ne savais pas dans quoi je m’engageais, mais je l’ai fait et ça a été super pour moi. J’ai fait partie d’équipes de bénévoles pour rendre visite à des personnes âgées, on m’a impliquée dans différentes campagnes de financement et aujourd’hui, les concerts.

Quel est le mandat de la Fabrique à travers les années?

La Fabrique veille à conserver l’église de la façon la plus économique possible. La religion n’a plus trop la cote chez les gens et les sources de financement se font moins grandes qu’à l’époque. Il faut donc trouver des activités qui nous permettront d’assumer les dépenses qui sont nécessaires et obligatoires, c’est primordial. C’est là que l’idée des concerts a germé dans ma tête.

À ce sujet, comment a été reçue cette proposition de spectacles à l’église?

En 2013, la Fabrique a été confrontée à un déficit budgétaire. Je me suis mise à regarder ce qui se passait ailleurs et j’ai vu que dans certaines églises on organisait des concerts pour financer la fabrique locale. J’ai mis ça sur la table, mais il n’y avait jamais eu de concert avec des artistes ne faisant pas partie de la région à notre église. J’étais sceptique du résultat de ma proposition, mais j’avais l’air si sure de moi que le conseil m’a donné le feu vert. C’est à ce moment que je suis entrée en contact avec Richard Abel pour la première fois. Je ne savais pas ce que c’était que de préparer un spectacle, mais comme je fréquente beaucoup la Place des arts et la Maison symphonique, je me suis inspirée de leurs infrastructures pour préparer l’église. J’aime la nouveauté et l’inconnu, alors je me suis donnée à 100 pour cent parce que je déteste les échecs. Je ne savais pas où je m’en allais, mais je voulais réussir, et ça a été un succès parce qu’on a finalement comblé le déficit. Depuis ce jour, on m’a dit que c’était un poste à vie, alors je n’ai plus le choix! D’année en année, j’organise des concerts.

De quoi Saint-Pie tire-t-elle sa fierté?

La municipalité est reconnue comme un endroit où il fait bon vivre et où on est bien. On a des gens autour de nous qui sont heureux d’être ici. Par exemple, je vis maintenant seule dans la maison familiale. On m’a suggéré de partir et de vendre, mais je ne sais pas où je pourrais être heureuse ailleurs qu’à Saint-Pie. C’est une fierté que notre ville soit reconnue et que notre église s’illustre comme une place de concert exceptionnelle. C’est fou, mais c’est devenu ma raison de vivre maintenant, c’est un défi d’être capable d’aider la Fabrique le plus longtemps possible.

Qu’est-ce qui vous touche le plus chez vos concitoyens?

Étant née ici, les gens me connaissent et me témoignent leur gratitude. Ça me touche beaucoup. C’est comme s’ils étaient contents qu’il se passe quelque chose en ville. Les gens ont accès à un spectacle de qualité chez eux, dans leur milieu, c’est tout un avantage. On me dit de ne pas lâcher. Des fois, je leur dis que je vieillis moi aussi, mais je crois qu’ils ne s’en rendent pas compte. J’ose espérer qu’il y aura de la relève. J’aime beaucoup ma communauté et c’est pour ça que je me démène autant.

L’église de Saint-Pie accueillera pour une troisième fois l’artiste Richard Abel dans un tout nouveau spectacle le samedi 9 mai à 20 h. Le pianiste présentera son concert intitulé Autour du monde en compagnie des artistes invités Corneliu Montano et Caroll Caza qui rendront respectivement hommage à Luis Mariano et Nana Mouskouri. Billets disponibles au 450 772-2641.