Actualité

L’agriculture maskoutaine, une histoire de familles

16 décembre 2014

À compter d’aujourd’hui 16 décembre, le calendrier municipal 2015 qui rend hommage aux familles agricoles maskoutaines sera distribué à 26 000 exemplaires dans toutes les maisons de la ville par le biais du publisac. En plus de son rôle premier de calendrier, cette 12e édition offre une mine de renseignements utiles pour les citoyens.

L’agriculture occupe une place très importante au Québec, et plus spécialement dans notre région. Les cultivateurs et les éleveurs, qui allient la tradition à l’innovation, lèguent leur savoir-faire de génération en génération. La Ville de Saint-Hyacinthe a donc décidé de leur rendre hommage à l’intérieur de cette édition.

En plus des 13 familles qui ont accepté de participer à ce projet, des artistes de Visit’art ont contribué à l’illustrer en présentant une oeuvre en lien avec le thème agricole. Les photos sont de Krystel V. Morin, la conception graphique a été confiée à Pika Design, l’impression à l’imprimerie Maska et la distribution à DBC Communications.

Le calendrier offre également un agenda mensuel des activités et événements locaux. Une belle place est laissée au côté pratique grâce à de grandes cases. L’information sur l’administration municipale, dont le répertoire des divers services, en fait un document à conserver tout au long de l’année.

Paroles et confidences makoutaines

Émilie Madore, rédactrice | 16 décembre 2014

Stéphane Beaudoin a participé activement à la revitalisation du parc-école de l’école primaire de Saint-Damase. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Stéphane Beaudoin

Faire bouger les choses à Saint-Damase

Quand il n’est pas dans ses chaussures d’animateur de soirée pour son entreprise Elite Production, il chausse les bottes de pompier volontaire pour la municipalité de Saint-Damase. Entre deux disco mobiles et une tournée de promotion de la prévention incendie, Stéphane Beaudoin trouve encore du temps pour sa conjointe, ses enfants et même sa communauté. Le Damasien d’origine a pris part, en 2012, à un important projet de revitalisation du parc de l’école primaire. En fait, il en a été l’instigateur et c’est avec fierté qu’il constate la reconnaissance que portent les enfants à cette réalisation parce que pour lui, sans bénévolat, la société perdrait de sa vitalité et de son humanité.

En quoi consistait le projet de revitalisation?

La cour d’école ici a toujours été la plus belle de la Commission scolaire de par la grandeur du terrain. Du temps où je venais à l’école ici, il y avait plusieurs modules en bois, des buttes, des passerelles, etc. Au fil du temps, ça a fini par se détériorer et la CSSH a enlevé tous les jeux plutôt que de les réparer. Tout s’en allait, la cour est devenue un terrain boueux, pleine de roches et de trous d’eau. Avec le conseil d’établissement de l’école, j’ai lancé l’idée qu’on réaménage le terrain en installant de nouveaux modules et des carrés de sable, en agrandissant la surface asphaltée et en installant des tables et des bancs notamment.

Vous avez certainement eu de l’aide de la part des résidents de la municipalité?

On a mis beaucoup de jus de bras dans ce projet-là. Assurément, on doit avoir mis facilement 350 heures de travail à l’été 2012. Des parents d’enfants qui fréquentent l’école ont mis la main à la pâte, des amis à moi aussi sont venus nous aider, même les enfants se sont joints à nous. La municipalité nous a prêté de l’équipement, on a organisé des activités de financement, et la MRC nous a aussi aidé financièrement en nous donnant 30 000 $ pour réaliser le projet grâce au Pacte rural. Aujourd’hui, le parc-école vaut plus de 140 000 $. À Saint-Damase, on a des gens assez fiers qui s’impliquent et une chance parce que sinon, on ne pourrait pas avancer.

Pourquoi avoir entrepris un aussi gros projet bénévolement?

Quand tu vas à l’école, ce n’est pas pour jouer dans la boue. Il fallait donc faire quelque chose pour que les jeunes soient heureux de venir à l’école. J’ai mis beaucoup de temps et beaucoup d’effort, mais quand ils ont ouvert la clôture le 3 octobre pour que les gens aient accès aux nouvelles installations, j’ai vu les 180 élèves de l’école courir partout. Juste de les voir, c’était de toute beauté. Ça a été ma paye. Aujourd’hui, plusieurs me disent quand je les croise dans le village que c’est agréable d’aller à l’école maintenant. C’est tôt pour parler de décrochage au primaire, mais si ça peut en garder quelques-uns accrochés à l’école, ce sera un premier pas.

Est-ce que c’est difficile de concilier le travail, la famille et l’implication bénévole?

Non. Je pense que ce sont ceux qui sont les plus occupés dans la vie qui trouvent du temps. Quand on regarde tous ceux qui s’impliquent, à Saint-Damase notamment, bien souvent ce sont des gens qui sont bien occupés qui n’ont pas vraiment de temps, mais ils en trouvent. Je suis quelqu’un qui s’implique à fond dans sa municipalité. J’ai besoin que ça bouge. En fait, le bénévolat, s’il n’y en avait pas, il ne se passerait rien. Les gens ici me connaissent depuis que je suis tout jeune et savent que je donne beaucoup de mon temps et que je suis généreux de ma personne. Je pense plus aux autres qu’à moi en premier. Faire du bénévolat, c’est humain et je déplore le fait que ceux qui ont beaucoup de temps à donner, mais ne le fassent pas. Si plus de gens s’impliquaient bénévolement, il y aurait peut-être moins de jalousie. Parfois je me dis que si je ne m’étais pas engagé dans le conseil d’établissement de l’école, la cour ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.

L’implication, c’est une histoire de famille chez vous?

En quelque sorte parce que nos enfants s’impliquent à l’école, dans leurs classes. C’est agréable de voir que la pomme n’est pas tombée trop loin de l’arbre, de savoir que ce qui découlera d’eux va venir de moi. En voyant tout ce qu’on a fait pour l’école, ils savent qu’avec le bénévolat, on peut accomplir de grandes choses. Tant que je serai capable de m’occuper de la cour, je vais le faire. De plus, un développement domiciliaire pourrait voir le jour derrière l’école, alors plusieurs familles voudront sans doute s’établir ici en voyant le parc. C’est heureux pour tout le monde!