11 août 2020
Initiatives et réalisations maskoutaines
Un honoris causa de l’Université de Montréal à Jean Fontaine
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Jean Fontaine, PDG du Groupe Jefo. Photothèque | Le Courrier ©

L’Université de Montréal accordera la plus haute distinction universitaire, le doctorat honoris causa, à Jean Fontaine, président fondateur de l’entreprise Jefo, chef de file mondial dans le domaine des solutions nutritionnelles non médicamenteuses. En raison de la pandémie de coronavirus, cette distinction lui sera remise l’an prochain, à la collation des grades de la Faculté de médecine vétérinaire.

Homme d’affaires influent dans la région maskoutaine, reconnu pour sa contribution à la croissance et au rayonnement de l’industrie agricole, Jean Fontaine s’illustre aussi par son engagement envers la collectivité, notamment à la Faculté de médecine vétérinaire, souligne l’Université de Montréal.

« Véritable visionnaire en matière d’alimentation animale, Jean Fontaine se distingue à la fois par ses qualités entrepreneuriales exceptionnelles et par son engagement dans la collectivité. Il est un modèle pour nos nouveaux diplômés, affirme le recteur de l’UdeM, Daniel Jutras. Nous avons hâte de le recevoir à l’Université de Montréal et de l’accueillir au sein de notre communauté. »

« Ce n’est pas le genre d’honneur que nous recevons tous les jours. Après plus de 38 ans dans mon domaine, cela me stimule énormément de recevoir une telle reconnaissance de mes pairs. Aussi, c’est très bon pour toute mon équipe et mes employés, car cela rejaillit sur toute l’entreprise », commente Jean Fontaine qui a fondé Jefo en 1982.

À 62 ans, l’homme d’affaires n’a certes pas fini de surprendre, lui qui a toujours plusieurs projets en tête et qui désire continuer à encourager la recherche en agriculture avec les bourses décernées à des étudiants par le biais de la Fondation Jefo.

Les impacts de la COVID

Pour l’équipe de Jefo et Jean Fontaine, ce n’est pas la crise de la COVID-19 qui allait arrêter les activités de l’entreprise. « Nous ne nous sommes jamais arrêtés et nous n’avons eu aucun cas parmi nos employés. Bien sûr, nous avons mis tout en œuvre pour respecter les mesures de la santé publique et, autant dans les usines que sur le campus, nous avons des équipes pour la désinfection. L’important pour nous a toujours été de rendre nos employés et nos clients confortables », précise M. Fontaine.

Ce dernier mentionne qu’un des impacts positifs de la pandémie aura été de mettre à profit toutes les nouvelles technologies de communication à la disposition des gens et des entreprises, et d’en rendre l’utilisation commune.

« Que ce soit les vidéoconférences ou les réunions par Teams et Zoom, plusieurs personnes étaient réticentes à ce type de communication auparavant. Depuis la COVID, le monde s’adapte et toutes ces technologies permettent aux entreprises de poursuivre leurs affaires. Chez Jefo, par exemple, nous faisons des affaires avec près de 80 pays. C’est maintenant très facile de communiquer avec des gens de plusieurs pays en même temps, dans une même réunion. Les gens se sont rapidement adaptés à cette nouvelle réalité. »

Jefo compte aujourd’hui près de 450 employés, dont 350 au Québec, et exporte ses produits dans 80 pays. Elle contribue également à la vitalité économique de la région de Saint-Hyacinthe où elle a conservé ses activités et la plupart de ses installations.

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