15 décembre 2020
Théâtre : nos finissants présentent L’Oiseau vert
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Les comédiens se glisseront dans des costumes extravagants pour jouer les personnes de la pièce L’Oiseau vert, deuxième production des finissants de l’École de théâtre. Photothèque | Le Courrier ©

C’est l’heure des bouffonneries pour les finissants de l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe. Après avoir présenté Hamlet/Électre, une pièce plus sombre, cet automne, la cohorte s’apprête à jouer L’Oiseau vert de Carlo Gozzi, qui saura apporter un peu de légèreté dans une période plutôt lourde.

Le fantastique et la féérie sont à l’honneur pour cette nouvelle production, où acrobatie et marionnettes seront de la partie. En s’immisçant dans des costumes grandioses, les comédiens donneront vie à des personnages qui le sont tout autant, qu’il s’agisse d’une reine sanguinaire, d’un roi dépressif, de fées, de statues qui parlent, de pommes qui chantent ou de l’oiseau magique.

Au croisement entre la fable théâtrale et le conte philosophique, l’histoire suit des jumeaux qui partent à la recherche de leurs parents biologiques, alors que leur père adoptif ne veut plus s’occuper d’eux. L’oiseau vert, un prince transformé en ce petit animal à plume, les aidera dans leur quête.

Pour assurer la mise en scène de cette pièce, écrite en 1765, l’École de théâtre a fait appel à Frédéric Bélanger, un diplômé de l’École nationale de théâtre qui a notamment travaillé pour le compte du Cirque Éloize dans sa carrière.

Virtuel, prise 2

Puisqu’il est toujours impossible d’accueillir des spectateurs dans la salle Léon-Ringuet, à l’exception d’étudiants ou de professeurs qui fréquentent le cégep, à raison d’un maximum de 25 personnes par représentation, l’École de théâtre se tournera à nouveau vers la webdiffusion pour partager le travail de ses finissants avec le public.

Même si tout le monde aimerait mieux jouer devant un public, l’absence de spectateurs n’a pas que du mauvais. « Ça fait en sorte que les comédiens utilisent toute la salle de spectacle, ils jouent là où les gens sont assis habituellement. On fait tout pour que ce soit vivant et que les comédiens soient à deux mètres de distance », mentionne la responsable du département d’interprétation théâtrale, Luce Pelletier.

L’expérience virtuelle comporte même certains avantages, affirme-t-elle. Grâce à cette formule, les proches d’une étudiante française, finissante en production théâtrale, ont pu voir l’accomplissement de son travail, ce qui leur aurait été impossible si la pièce avait été présentée seulement en présentiel.

La première tentative virtuelle, plus tôt cet automne, en a été une d’apprentissage pour l’École de théâtre en raison de certaines problématiques rencontrées au moment de la diffusion. Mais avec la pièce à venir, la machine sera mieux huilée, assure Mme Pelletier. La diffusion se fera sur une plateforme différente et, plutôt que d’être présentée en direct, la pièce sera accessible seulement dans la semaine qui suivra sa captation, soit du 16 au 22 décembre. Les billets pour regarder L’Oiseau vert sont déjà disponibles au coût de 8 $ au livetoune.com.

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