14 avril 2020
Saint-Hyacinthe Technopole s’active auprès des entreprises
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Grâce à son expertise agroalimentaire, Saint-Hyacinthe voit 60 % de ses entreprises œuvrant dans le secteur industriel toujours en fonction malgré la pandémie de COVID-19. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Moins d’une semaine après le resser-rement des mesures de distanciation sociale au Québec qui ont forcé l’arrêt préventif des activités d’un grand nombre d’entreprises, Saint-Hyacinthe Technopole a dressé un premier portrait des répercussions de la crise de la COVID-19 sur l’économie locale.

« Bien que nos bureaux soient fermés, tous les membres de l’équipe de Saint-Hyacinthe Technopole sont en poste, en mode télétravail, et redoublent d’énergie afin de soutenir les entreprises de son territoire. Cela nous place bien sûr au cœur de la crise et de la réalité des entre-preneurs locaux qui luttent pour la survie de leur établissement et le gagne-pain de leurs employés », souligne le directeur général de l’organisme, André Barnabé.

Ce dernier précise que son équipe travaille actuellement sur deux fronts différents. D’abord, elle intervient auprès des industries et des commerces qui doivent opérer en raison de leur caractère essentiel. Elle les aide, notam-ment, en ce qui concerne les questions d’organisation de la main-d’œuvre, des services de livraison, de la mise en commun de plateformes de commandes en ligne et de tout autre aspect leur permettant de maintenir leurs activités. Ensuite, une large part de son énergie est consacrée à l’aide aux entreprises fragilisées par la situation.

Saint-Hyacinthe Technopole estime d’ailleurs que près de la moitié de l’économie locale a été mise en pause. « En deux jours, nous avons contacté directement la quasi-totalité des entre-prises de Saint-Hyacinthe afin de leur offrir notre support et vérifier leurs besoins à court terme », précise M. Barnabé. Cela a permis de dresser un portrait assez juste de la situation actuelle sur le terrain.

Favorisé par la forte concentration d’activités liées à la filière alimentaire, le secteur industriel maskoutain résiste avec 60 % des entreprises qui maintien-nent complètement leurs opérations (41 %) ou qui le font partiellement (19 %), contre 40 % qui ont fermé temporairement ou qui sont en attente d’une obtention de la désignation d’entreprise prioritaire.

Comme les principaux employeurs industriels du territoire demeurent ouverts en conformité avec les directives de la santé publique, trois employés manufacturiers sur quatre demeurent en emploi à ce jour.

Les secteurs commercial et touris-tique sont, de toute évidence, les plus affectés par le contexte. Au niveau du tourisme, 191 congrès et événements privés ont dû être annulés ou reportés, de même que plus de 80 spectacles et événements sportifs ou culturels. En ce qui concerne le commerce, à peine un établissement de vente au détail sur trois demeure ouvert, principalement dans les secteurs liés à l’alimentation, à la santé et aux utilités, et une part de ceux-ci ne le sont que partiellement, soit par des ventes en ligne ou en livraison.

« Il devient plus que jamais essentiel, dans cette période de crise, de se serrer les coudes et de choisir l’achat local plutôt que de se laisser tenter par l’achat sur de grands marchands internationaux en ligne », a soutenu M. Barnabé.

À cet effet, Saint-Hyacinthe Techno-pole regroupe, depuis la semaine dernière, les principales initiatives des entreprises du territoire de la MRC des Maskoutains qui permettent à leurs clients de continuer leurs achats même en opérant partiellement ou en étant fermées au public.

« La réaction positive des entreprises à cette initiative a été instantanée. Elles sont nombreuses à nous envoyer de l’information chaque jour, de sorte que la liste s’allonge et on sent qu’il y a une véritable organisation qui se met en place de la part de nos commerçants et industriels. Nous avons fait cela modes-tement et rapidement, mais la grande affluence générée sur notre site Internet démontre que les Maskoutains sont soli-daires et à la recherche de façons simples et sécuritaires de soutenir nos entre-prises locales », a conclu André Barnabé.

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