17 août 2021
Raconter des histoires pour décrocher
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

À travers leur propre entreprise littéraire Une histoire à raconter, les Maskoutaines Josiane Quintal et Manon Drouin ont lancé trois contes pour enfants dans la dernière année. Photothèque| Le Courrier ©

Poussées par un désir d’illuminer l’imaginaire des enfants et de créer des liens entre les petits et les adultes, les Maskoutaines Josiane Quintal et Manon Drouin ont fait paraître trois contes au cours de la dernière année. Elles ont même lancé leur propre entreprise littéraire, Une histoire à raconter, pour aller au bout de leur projet.

Rudolph et le pet propulseur a été le premier conte qu’elles ont dévoilé, l’automne dernier. Depuis, Gaspar sous le plumard et Inspire, expire avec Gertrude se sont aussi faufilés jusqu’à leurs jeunes lecteurs. Deux autres devraient voir le jour d’ici l’automne, dont l’un écrit par leur illustratrice Audrey Shink. « Et on a encore plein d’idées », lance Josiane Quintal, en entrevue avec le journal.

Les deux auteures autodidactes, toutes deux agentes administratives au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est, sont amies depuis plusieurs années déjà. Il y a environ trois ans, l’idée d’écrire ensemble les avait animées et elle s’est finalement concrétisée.

Au cœur d’une année éprouvante marquée par la pandémie au sein du réseau de la santé, elles ont trouvé un peu de lumière dans l’écriture de ces contes. « Ça nous sortait de tout ça. Ça venait nous changer les idées et mettre de la joie dans notre quotidien », soutient Mme Quintal.

Avec leurs histoires très imagées et colorées, elles souhaitent transmettre la joie qu’elles ont eue à les créer aux enfants qui les lisent ou qui se font faire la lecture par leurs parents. « Le pet [du conte de Rudolph] est très winner avec les tout-petits, il fait rire à tout coup », affirme avec le sourire Manon Drouin, à propos de cette histoire amusante sous la thématique de Noël.

Le livre de Gaspar raconte quant à lui l’histoire d’un petit monstre qui a peur des enfants, tandis que celui de Gertrude se veut un outil pour relaxer. « Les enfants sont beaucoup mis devant l’anxiété de nos jours. Ce sont des petits trucs [pour relaxer] », explique Mme Drouin, à propos de ce dernier livre.

Leurs contes, destinés principalement aux enfants de 2 à 9 ans, ont la particularité de pouvoir être personnalisés pour la plupart. Chaque livre est d’abord imprimé sans le texte, ce qui permet aux auteures de modifier le nom d’un personnage sur demande avant que la version finale ne soit produite. « L’enfant qui le reçoit peut donc se retrouver au centre de l’histoire », fait remarquer Josiane Quintal.

En plus des contes pour enfants, le duo d’auteures aimerait explorer d’autres genres d’écriture éventuellement, particulièrement la biographie. Les Maskoutaines voulaient d’ailleurs s’offrir cette liberté en appelant leur entreprise littéraire Une histoire à raconter. « C’est un nom qui englobait tout, ça ne nous limitait pas juste à un style littéraire », souligne Mme Drouin.

Après avoir participé au Marché de l’art de Saint-Hyacinthe l’automne dernier pour faire découvrir leurs premiers contes, Josiane Quintal et Manon Drouin participeront cette fois aux Samedis découvertes de la SDC centre-ville le 21 août. Il est également possible de commander leurs livres en communiquant avec elles sur la page Facebook « Une histoire à raconter ».

Maxime Prévost-Durand

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