23 mars 2021
Bilan après un an de pandémie
Plus de 4000 personnes infectées dans la MRC
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Pendant plusieurs semaines cet automne, la MRC des Maskoutains a été le territoire où la COVID-19 circulait le plus en Montérégie, affirme la directrice de santé publique de la Montérégie, Dre Julie Loslier. Photo gracieuseté

Au jour anniversaire marquant la première année de la pandémie de COVID-19, le 11 mars, un total de 4053 cas avaient été recensés dans la MRC des Maskoutains. Cela représente environ 4,5 % de tous les résidents de la MRC. Retour sur une année marquée par un nouveau coronavirus.

Au total, pas moins de 185 décès ont été déplorés dans la MRC au cours de l’an 1, soit près de 4,6 % de toutes les personnes qui ont contracté la COVID-19. Il s’agit du deuxième plus haut total de décès pour une MRC en Montérégie, après l’Agglomération de Longueuil.

À l’inverse, 94,8 % des gens atteints de la COVID-19 sur le territoire maskoutain depuis un an en sont rétablis, certains après avoir mené un dur combat qui aura laissé des séquelles, d’autres sans avoir le moindre symptôme.

Sans contredit, la deuxième vague a été plus forte que la première dans la région maskoutaine. On dénombrait seulement 489 cas avant le 1er septembre, tandis qu’entre le 2 septembre et le 11 mars, ce sont 3564 cas qui ont été détectés. La deuxième vague a aussi été beaucoup plus meurtrière, faisant 158 victimes en comparaison aux 27 victimes de la première vague.

« [La MRC] des Maskoutains, et plus précisément Saint-Hyacinthe, a été particulièrement touchée dans la deuxième vague. Il y a eu plusieurs semaines de suite où c’était le territoire où ça circulait le plus en Montérégie [cet automne]. Il y a eu plusieurs éclosions dans les milieux de vie pour aînés, à l’hôpital et dans les milieux de travail », analyse la directrice de santé publique de la Montérégie, Dre Julie Loslier, en entrevue avec le journal.

Le déploiement d’équipes de gestion d’éclosion de la santé publique de même qu’une sensibilisation auprès de la population concernant la présence plus importante du virus dans la région à ce moment peuvent avoir contribué à diminuer la transmission, estime Dre Loslier.

Sans surprise, Saint-Hyacinthe a été la ville où on recensait chaque semaine le plus de cas au sein de la MRC des Maskoutains, a-t-on pu observer. La Direction de santé publique de la Montérégie n’était toutefois pas en mesure de dévoiler combien de cas ont été détectés spécifiquement dans la ville-centre parmi les 4053 cas rapportés dans la MRC.

« Comme nos équipes sont mobilisées actuellement à cause de la pandémie, il n’est pas possible de vous donner cette information », nous a-t-on répondu.

Il n’a pas été possible non plus de savoir dans quelle proportion les décès cumulés dans la MRC sont liés aux milieux de vie pour aînés, où l’on a rapporté des victimes par dizaine depuis le début de la pandémie. On ignore également combien de victimes la COVID-19 a faites directement dans la communauté, tout comme leur âge ou leur sexe.

Même si la région demeure au palier d’alerte rouge pour le moment, la situation s’est grandement améliorée dans les dernières semaines, dénote la directrice régionale de santé publique. « Actuellement, quand je regarde les taux moyens sur sept jours, ça va bien. Le taux dans la MRC des Maskoutains est bas et on souhaite que ça reste comme ça. »

Il était toutefois trop tôt pour penser assouplir les mesures sanitaires, surtout avec la menace des nouveaux variants qui se fait plus présente, souligne Dre Loslier. Elle fait également remarquer qu’il n’y a plus de découpage entre la Communauté métropolitaine de Montréal et le reste de la Montérégie lorsqu’il est question des paliers d’alerte.

« Dans la Montérégie, ça va mieux, mais on n’a pas autant de recul que dans d’autres régions. On a la proximité de Montréal et on a de nombreux cas de variants présumés en Montérégie, ce qui nous amène à la prudence. Si on voit qu’on se maintient à ces taux et que l’impact de la relâche n’est pas grand, que ça ne cause pas d’augmentation, [il pourrait y avoir des ajustements], que ce soit des changements de paliers ou des assouplissements. Ce sont des discussions qu’on a chaque semaine avec les directeurs de santé publique et le directeur national. On va surveiller la situation et apporter tous les assouplissements qu’il sera possible de faire », conclut-elle.

Maxime Prévost-Durand

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