14 avril 2020
En attendant le retour de l’arc-en-ciel
Les organismes en santé mentale offrent leur aide
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Photo EZ Fotos

Avec la crise actuelle de la COVID-19, le milieu communautaire est au front plus que jamais pour venir en aide aux plus vulnérables et aux personnes les plus durement touchées par les mesures mises en place par le gouvernement pour limiter la propagation de la maladie.

Les organismes spécialisés en santé mentale sont aussi du nombre, même s’ils ont dû fermer et modifier plusieurs services pour s’adapter à la nouvelle réalité de distanciation sociale.

« De semaine en semaine, on a eu à s’adapter aux nouvelles consignes du gouvernement. Au tout début, on encourageait les gens à poursuivre leurs jumelages; maintenant, on les invite à le faire encore, mais par téléphone », explique Sylvie Tétreault, coordonna-trice du Trait d’Union Montérégien (TUM), organisme basé à Saint-Hyacinthe qui a pour mission de briser l’isolement pour des personnes aux prises avec des problématiques de santé mentale. Plusieurs activités, comme les rencontres de groupe et la création de nouveaux jumelages, ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre.

Or, selon Mme Tétreault, c’est juste-ment en isolation que « les problèmes de santé mentale sont [le plus] ampli-fiés », ce qui rend plus que jamais crucial le travail des organismes en santé mentale. « Plusieurs personnes de notre clientèle recevaient de l’aide de leurs proches, mais certains sont maintenant eux-mêmes en situation précaire. On sent vraiment une hausse de la détresse psychologique depuis quelques semaines », note-t-elle.

LE CPSRY EN TÉLÉTRAVAIL

Le Centre psychosocial Richelieu-Yamaska (CPSRY) a aussi dû adapter ses services pour répondre aux exigencesgouvernementales, empêchant mainte-nant l’accès à son centre de jour où plusieurs personnes se rencontraient au quotidien pour briser la solitude et faire des activités. « On compte plus de 230 membres dans notre centre de jour, mais tout est arrêté. À la place, on s’assure qu’un intervenant appelle nos membres chaque semaine pour garder un contact et s’assurer qu’ils sont au courant des règles pour limiter la propa-gation de la COVID-19 », explique sa directrice générale, Guylaine Moore.

CONTACT PRÊT

Du côté de l’organisme Contact Riche-lieu-Yamaska, un centre d’intervention de crise et d’hébergement temporaire, on se fait aussi rassurant dans les circonstances. « Nous offrons un service essentiel et nous sommes prêts à prendre un grand volume d’appels. Nous n’en recevons pas plus que d’habitude, mais nous remarquons une modification du type d’appels reçus depuis le début de la pandémie », remarque la directrice de Contact, Myriam Duquette.

En ce moment, les gens sont inquiets à cause de leur situation financière, de la peur de manquer de certains produits (par exemple, le fameux papier de toilette) et, naturellement, à cause de la maladie elle-même.

Vu la situation actuelle, son service d’hébergement temporaire pour personnes en situation de crise a dû être mis à l’arrêt, alors qu’en période normale, Contact est doté de quatre lits. L’organisme se concentre donc essentiellement sur les rencontres de suivi par téléphone.

Rappelons qu’il ne faut pas avoir honte de faire appel aux services d’un organisme en santé mentale. Contact Richelieu-Yamaska prend les appels en tout temps (24/7) au 450 774-6952.

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