3 décembre 2019
Initiatives et réalisations Maskoutaines
Le pickleball gagne en popularité
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Un premier tournoi local a été tenu par le Club de pickleball maskoutain, le 19 octobre, réunissant un total de 36 joueurs provenant d’un peu partout dans la MRC. Photothèque| Le Courrier ©

L’intérêt pour le pickleball dans la région de Saint-Hyacinthe ne cesse de grandir. En plus d’avoir doublé son nombre de membres dans les deux dernières années, le Club de pickleball maskoutain a tenu le 19 octobre son tout premier tournoi, signe que le bassin de joueurs commence à être de plus en plus intéressant.

Cette saison, pas moins de 80 joueurs pratiquent ce sport avec le club maskoutain, mais il y en aurait encore bien plus que cela dans la région puisque des dizaines de personnes jouent avec d’autres regroupements de loisirs, tant à Saint-Hyacinthe, particulièrement aux Loisirs Notre-Dame, que dans les municipalités voisines comme Saint-Simon, Saint-Damase, Saint-Pie, Saint-Barnabé-Sud et La Présentation.

« Il y a pratiquement autant de joueurs qui ne sont pas fédérés que de joueurs avec notre club », a fait remarquer Claire Baraby, l’une des administratrices du club maskoutain, en énumérant tous les endroits où le sport est pratiqué.

L’objectif du tournoi, disputé au gymnase du Pavillon Léo-Sansoucy adjacent à l’école secondaire Casavant, était d’ailleurs de réunir tous ces joueurs de la MRC des Maskoutains, qu’ils soient membres du club ou non. Un total de 36 joueurs ont répondu à l’appel pour cette première édition, qui a couronné le duo formé de Sylvain Gélinas et Claude Barsalou.

« On aurait pu avoir un peu plus de joueurs encore, mais pour un premier tournoi, sans expérience, on est très contents. Ça s’est bien déroulé », a mentionné Mme Baraby, ajoutant qu’une deuxième édition était déjà envisagée l’an prochain.

Un sport accessible

Si le pickleball attire de plus en plus d’adeptes, c’est qu’il s’agit d’une discipline accessible à un large public. Quelque part entre le tennis et le badminton, ce sport de raquette, surtout disputé en double, est fort populaire auprès d’une clientèle un peu plus âgée, même s’il peut rejoindre les personnes de tous les âges. « C’est un sport moins technique que le tennis et le badminton, mais on bouge beaucoup quand même », a souligné Guy Messier, également administrateur au sein du club de Saint-Hyacinthe.

Son avantage est qu’il peut être pratiqué douze mois par année. « De juin à septembre, on joue dehors à la patinoire à La Providence où ils ont fait des terrains, puis le reste du temps, on joue au Centre de formation des Maskoutains », a indiqué Claire Baraby.

Bien que le sport soit en croissance dans la région, le bassin de joueurs du Club de pickleball maskoutain reste néanmoins modeste comparativement à d’autres clubs de la couronne métropolitaine, par exemple. « Ça a été très dur à développer ici, a avoué l’administratrice. On sait quels efforts on a mis pour le club, mais on est encore en arrière par rapport à des clubs de la Rive-Sud. »

Néanmoins, les quatre journées de jeu prévues par le club au CFM jouissent d’une belle popularité puisque les trois terrains affichent complet la plupart du temps. Les joueurs peuvent s’y réunir les lundis, mercredis et jeudis soirs, de même que les samedis matins. « Il y en a qui sont des mordus et qui sont là les quatre journées », s’est exclamée Claire Baraby.

Le projet de centre d’activités physiques aux Loisirs Notre-Dame, qui avait été présenté par la Ville de Saint-Hyacinthe au début 2018, pourrait arriver à point, s’il se réalise, afin d’aider le Club de pickleball maskoutain dans sa progression. Cela pourrait notamment lui permettre d’offrir à ses membres des plages de jeu en journée, ce qu’elle ne peut proposer présentement en tenant ses activités au CFM. D’ici là, le club se satisfait pleinement des installations qui lui sont prêtées par la Ville et espère voir son nombre de joueurs continuer à augmenter dans les années futures.

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