18 mai 2021
En collaboration avec le Trait d’union montérégien
L’art de l’inclusion au 1855, exposition collective
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Deux des dizaines d’œuvres que les visiteurs peuvent admirer dans le cadre de l’exposition L’art de l’inclusion. Photos François Larivière | Le Courrier ©

Deux des dizaines d’œuvres que les visiteurs peuvent admirer dans le cadre de l’exposition L’art de l’inclusion. Photos François Larivière | Le Courrier ©

Une nouvelle exposition intituléeL’art de l’inclusion vient de prendre l’affiche au 1855, exposition collective. Réalisée dans le cadre d’un projet spécial de médiation culturelle entre la galerie maskoutaine et l’organismele Trait d’union montérégien (TUM), cette exposition sera présentée jusqu’au 6 juin.

À travers une série d’ateliers art-thérapeutiques, rendus possibles grâce au soutien financier du gouvernement du Québec, treize participants du TUM ont créé des œuvres, à la fois collectives et individuelles, afin de former cette exposition. Celle-ci coïncide d’ailleurs avec le 30e anniversaire de l’organisme, qui offre un service de parrainage pour briser la solitude chez les aînés et favoriser la réinsertion sociale d’adultes vivant, ayant vécu ou étant à risque de vivre de la détresse émotionnelle.

Dénué d’attentes esthétiques, ce projet misait d’abord et avant tout sur le moyen de s’exprimer grâce à la création artistique pour que les participants puissent partager leur vécu, apprendre à se connaître et créer des liens qui vont au-delà de cette expérience.

« La mission première de ce projet était de briser l’isolement et cet objectif est atteint, soutient la coordonnatrice du TUM, Sylvie Tétreault. On voit les gens oser. Ça prend beaucoup de confiance en soi pour faire ça et c’est une chose qui va les aider dans leurs relations. »

L’exposition avait d’abord été prévue l’an dernier, mais l’arrivée de la pandémie au moment où les préparatifs s’enclenchaient avait forcé son report à cette année. Les quelques mois supplémentaires ont néanmoins permis aux participants de continuer de créer d’autres œuvres, dans le cadre de séances individuelles notamment, et de les ajouter à l’exposition.

« Chacun des participants a au moins six œuvres, mais il y en a qui ont jusqu’à une dizaine d’œuvres », mentionne Andréanne Rioux, l’artiste et art-thérapeute qui a accompagné le groupe dans ce projet.

Parmi ces œuvres se trouve un assemblage de pièces de casse-tête, regroupant une pièce faite par chaque participant. « Le symbole du casse-tête unit les gens et les trous qui sont présents laissent la place pour d’autres à se joindre », souligne Mme Rioux.

Les visiteurs sont invités à apprécier ces œuvres selon les heures régulières du 1855, exposition collective, soit les jeudis et vendredis de 12 h à 17 h 30 et les samedis et dimanches de 12 h à 16 h 30. Des visites commentées seront aussi organisées sur réservation les mercredis 19 et 26 mai. Une exposition virtuelle est également offerte au www.tumartetinclusion.wixsite.com/artinclusion.

Maxime Prévost-Durand

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