3 décembre 2019
Capsule parents
La gestion des conflits et les réseaux sociaux
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Les avancées technologiques au niveau des outils de communication virtuels sont en constante évolution. Nous avons tous une responsabilité dans l’utilisation de ces outils afin d’y faire des choix éclairés, responsables et en harmonie avec les autres. Mais comment s’y retrouver et composer avec des conflits qui seraient générés par les réseaux sociaux, par exemple?

Débutons tout d’abord avec une proposition de définition du conflit. Le conflit apparaît lorsqu’une des personnes se sent brimée ou dominée par l’autre, soit par une mauvaise communication, un manque de respect, un problème de perception ou encore d’interprétation. Ces situations de conflits, où il y a présence d’opposition d’intérêts, d’opinions et de valeurs entre deux ou plusieurs personnes, font partie de notre quotidien et nous insistons sur la normalité de l’existence de celles-ci.

Les télécommunications ont connu un essor important depuis les dernières années et les enfants se sont rapidement approprié les nouvelles technologies. Les impacts sur leurs relations sociales constituent donc pour eux de nouveaux défis. Personne n’est à l’abri de se retrouver un jour dans une situation de conflit, où la source provient par exemple d’un message ou d’une photo qui circule sur les réseaux sociaux. En investissant du temps à l’accompagnement de nos enfants pour bien comprendre comment transmettre un message par écrit, nous leur permettons de développer plusieurs compétences.

Tenter de régler des conflits par l’entremise de moyens de télécommunication tels que les cellulaires, les ordinateurs, etc. n’est pas l’idéal pour une bonne communication, mais devient de plus en plus chose courante. Les enfants peuvent publier ou diffuser toutes sortes d’informations sans qu’elles soient contrôlées. Il est donc intéressant d’ouvrir le dialogue avec nos enfants sur la manière de communiquer à travers les réseaux sociaux.

Voici quelques stratégies permettant de sensibiliser les enfants sur les impacts de l’envoi d’un message sur les différentes plateformes.

– Prendre un temps de recul avant d’écrire un commentaire et se poser les questions suivantes : Suis-je à l’aise que tout le monde voie ce que je m’apprête à écrire ou à envoyer? Mon message peut-il blesser quelqu’un ou être mal interprété? Mon commentaire peut-il me nuire ou revenir contre moi? Est-ce que je vise quelqu’un en particulier dans ce commentaire?

– Éviter de commenter les messages lors de conflits impliquant d’autres personnes.

– Valider nos perceptions : Avant de réagir et d’interpréter un message sur Facebook, sur Messenger ou encore par message texte, il serait pertinent d’aller valider directement nos perceptions auprès de la personne. En voici un exemple : « Dans ton commentaire sur Facebook, tu mentionnes ne pas pouvoir faire confiance à tout le monde. » Est-ce que tu parles de moi ou tu parles de quelqu’un d’autre? Peux-tu m’éclairer?

Sur les réseaux sociaux, il est facile de partager rapidement nos impressions, de partir « la machine à rumeurs » ou encore de générer des réactions, et ce, au moyen d’un simple clic! Il est tentant aussi d’inclure d’autres personnes dans le conflit pour avoir l’impression d’être soutenu, d’obtenir leur approbation ou encore leur opinion, ce qui peut faire dégénérer la situation.

Comment s’assurer qu’un message soit compris dans son entièreté? Sachez tout d’abord qu’un message est composé de mots (7 %) certes, mais aussi de deux autres composantes très importantes, soit le ton (38 %) que l’on utilise et de tout l’aspect du non-verbal (55 %) tel que la gestuelle, nos mimiques, etc. Or, dans un message transmis via les réseaux sociaux, il manque toutes ces composantes essentielles (ton, non-verbal) qui constituent pourtant 93 % du message que l’on veut transmettre.

Il n’est donc pas surprenant de noter des incompréhensions et des mauvaises interprétations d’un message écrit quand nous n’avons accès qu’aux mots (7 %). Alors, quand on a quelque chose d’important à dire à une personne, ne serait-il pas avantageux de penser à un autre moyen de communication?

Cette capsule souligne la semaine nationale de la justice réparatrice à travers le pays : pour plus d’informations sur la justice réparatrice, consultez notre site web au www.equijustice.ca.

Julie Trépanier, coordonnatrice LSJPA/PMRG
Équijustice Richelieu-Yamaska
450 773-8940

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