18 juin 2019
La fin de l’église Notre-Dame du-Rosaire
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

La conseillère municipale Nicole Dion Audette, l’abbé Jean Marcel Sambou, le chanoine Denis Lépine et l’agente de pastorale Jeannine Spronken souhaitent convier la population à la célébration de clôture au culte de l’église Notre-Dame-du-Rosaire, le 23 juin dès 14 h. Photothèque| Le Courrier ©

Une autre église passera bientôt du domaine sacré à une nouvelle vocation à Saint-Hyacinthe… et pas la moindre. La paroisse Notre-Dame-du-Rosaire est en effet la toute première à avoir été fondée à Saint-Hyacinthe, en 1777, et même si l’église actuelle n’est pas la première à avoir été érigée sur ce site, c’est tout de même la plus ancienne de la ville.

« C’est la paroisse mère de Saint-Hyacinthe, celle qui a donné naissance à 16 autres aux alentours », a souligné Nicole Dion Audette, la conseillère du district Hertel-Notre-Dame, lors d’une petite visite des lieux mardi. Véritable lieu de mémoire, l’église abrite même dans sa crypte les restes du fondateur de la ville, le sieur Hyacinthe Delorme. La façade de l’édifice actuel, datant de 1861, contient également des pierres ayant servi aux constructions antérieures, dont certaines remontent à 1796.

Comme ce pan important du patrimoine régional devait nécessairement être protégé, même après la fin de son utilisation comme lieu de culte, c’est la Ville de Saint-Hyacinthe qui a procédé à son acquisition en 2017 et c’est le 1er juillet prochain qu’elle en prendra officiellement possession. Une dernière célébration se tiendra donc le dimanche 23 juin, à 14 h, pour marquer la clôture au culte de l’église. Les paroissiens et tous les citoyens qui souhaitent assister à cet événement marquant sont invités à cette messe qui sera présidée par Mgr Christian Rodembourg, évêque de Saint-Hyacinthe.

Autre vocation pour l’église Notre-Dame-du-Rosaire

Il s’agira davantage d’un au revoir que d’un adieu puisque l’église ne sera évidemment pas démolie, même si elle risque d’être fermée durant un bon moment. À sa réouverture, c’est plutôt un musée d’art et de société que risquent de retrouver les Maskoutains dans une église transformée. La municipalité souhaite en effet en faire l’un des trois éléments centraux du pôle culturel qui doit voir le jour à plus ou moins long terme autour de la rue Girouard.

La municipalité s’est par ailleurs engagée à conserver le terrain situé devant l’église « à l’état de parc », a également rappelé Mme Dion Audette. Cet espace pourra d’ailleurs permettre de créer un lien privilégié vers la future bibliothèque, a-t-elle aussi souligné.

image