11 mai 2021
Jeunes en santé veut bâtir sur #Bouge
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Après des entraînements virtuels, Jeunes en santé espère faire bouger les familles en pré-sentiel quand la pandémie sera terminée. Photo Pexels

Avec son projet d’entraînements virtuels #Bouge, destiné aux adolescents de l’ensemble de la Montérégie, Jeunes en santé n’a pas réussi à susciter l’engouement souhaité. Malgré une participation en deça des attentes, la coordonnatrice de l’organisme, Jézabelle Legendre, retient plusieurs points positifs de cette expérience.

Lors de ses meilleures soirées, #Bouge a regroupé une trentaine de familles pour ses séances virtuelles, une participation qui s’est effritée un peu avec l’arrivée du beau temps et des journées plus longues. Quelques jeunes sont toutefois devenus des habitués du rendez-vous, répondant présents tout au long de l’expérience avec leur famille.

Au total, Jeunes en santé estime avoir rejoint un peu plus d’une centaine de familles pour toute la durée du projet, qui s’est étalé du 8 février au 31 mars. Celles-ci provenaient autant de Saint-Hyacinthe que de Beloeil, Sorel et Chambly, énumère Jézabelle Legendre.

« On avait de plus grandes attentes au niveau de la participation, reconnaît-elle, mais ce projet vient de nous ouvrir des portes sur l’ensemble de la région [de la Montérégie]. Ça nous a donné un rayonnement intéressant. Maintenant, ce qu’on veut, c’est que #Bouge se transpose en présentiel. »

Dans sa formule virtuelle, une trentaine de séances d’entraînement ont été présentées en sept semaines. Tous les soirs, du lundi au jeudi, des entraîneurs et athlètes invités ont animé des ateliers de mise en forme ludiques sur Zoom. Une variété de disciplines a été proposée aux participants, allant de la boxe au karaté, en passant par le yoga, la danse et la zumba.

« Je pense que les jeunes sont saturés du virtuel », analyse Mme Legendre pour s’expliquer la faible participation, et ce, « même si l’offre était intéressante », précise-t-elle.

Bien qu’il y avait parfois seulement une poignée de participants, les entraîneurs invités se sont toujours montrés motivés par le projet, note la coordonnatrice de Jeunes en santé, reconnaissante de leur implication. Certains ont même proposé d’accompagner l’organisme maskoutain lors de prochains projets. « On a des profs de yoga et de hip-hop qui vont se joindre à nous de façon ponctuelle », se réjouit-elle.

En plus de vouloir reproduire le concept de #Bouge dans les écoles éventuellement, Jeunes en santé travaille à rendre disponible sur sa chaîne YouTube les séances virtuelles d’entraînement qui ont été tenues dans les dernières semaines. « [De cette façon], les jeunes vont pouvoir refaire les entraînements qu’ils ont le plus aimés », souligne Mme Legendre.

Le projet a regroupé 18 intervenants au total, dont les boxeuses Myriam Da Silva Rondeau et Martine Vallière-Bisson, l’ex-patineuse de vitesse Marianne St-Gelais et l’ancien joueur des Alouettes de Montréal Luc Brodeur-Jourdain.

Maxime Prévost-Durand

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