14 janvier 2020
Capsule parents
Fausses croyances sur les agressions sexuelles en 2020
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Les agressions sexuelles sont un problème sociétal et encore trop souvent d’actualité. Le CAVAS, centre d’aide pour victimes d’agression sexuelle, offre des services auprès des victimes d’agression sexuelle et leur entourage et a également comme mission d’informer et de démystifier les mythes entourant cette problématique.

Les fausses croyances entourant les agressions sexuelles responsabilisent trop souvent les victimes et tendent à justifier les actes de l’agresseur. C’est pourquoi il importe de s’y attarder.

La victime doit détester l’agresseur : prétendre que la victime déteste ou doit en arriver à détester son agresseur pour s’en sortir est faux. Souvent, dans les situations d’agression intrafamiliale, la victime peut être ambivalente; elle peut détester les gestes commis par l’agresseur, mais également affectionner cette personne. Pareillement pour les victimes qui subissent une agression de la part de leur partenaire.

La victime qui dénonce une agression est responsable de briser la famille : la seule personne responsable de « briser » la famille est la personne qui commet les gestes d’agression sexuelle. Lorsque la personne victime en parle, elle brise plutôt le silence sur une situation d’abus sexuel; et cela demande énormément de courage.

Les garçons ne peuvent pas être victimes : c’est faux; statistiquement, 14 % des victimes sont des garçons (moins de 18 ans) et il est fort probable que les agressions sur les victimes masculines soient sous-estimées. Ils sont plus souvent que les filles victimes d’un agresseur étranger (extérieur à la famille).

Le comportement d’une victime peut être la cause de l’agression : sachez que l’agression sexuelle est avant tout un acte de pouvoir et de domination. Donc, la personne qui agresse est l’unique responsable des gestes commis. En aucun cas le comportement ou l’habillement d’un enfant ou d’un adulte ne justifie de subir de tels gestes.

S’il n’y a pas de pénétration, ce n’est pas une agression sexuelle : c’est faux! L’agression sexuelle est un acte criminel et peut prendre plusieurs formes : attouchements, masturbation, production ou visionnement de matériel pornographique, etc. Dans la majorité des cas chez les enfants, il n’y a pas de pénétration lors de l’abus sexuel, mais sachez que toutes formes d’abus sexuel peuvent entraîner des impacts importants chez la victime.

Les enfants font de fausses dénonciations policières : les études semblent suggérer que les fausses allégations qui sont créées de façon intentionnelle chez les enfants soient plutôt rares. De plus, le nombre de fausses allégations dans les cas d’agression sexuelle serait moins élevé que le nombre de cas d’enfants qui ne dévoilent pas leur agression ou qui mentent en disant ne pas avoir été agressés. Sachez que ce n’est pas à l’adulte qui reçoit les révélations de l’enfant de juger de la véracité des allégations, mais bien aux professionnels formés du milieu sociojudiciaire. Ainsi, tout adulte non formé devrait être prudent lorsqu’il reçoit des confidences et se référer aux bons intervenants.

En terminant, souhaitons à tous et toutes une belle année 2020 remplie de respect, d’attention et de douceur, particulièrement pour les enfants, petits et grands. Pour toutes questions ou informations entourant les agressions sexuelles, vous pouvez prendre contact avec l’équipe du CAVAS par téléphone au 450 778-9992, par courriel au cavas@cgocable.ca ou visiter le site Internet www.cavas-info.org.

Les capsules-parents sont sous la responsabilité de la Table de concertation Jeunesse. Cependant, le contenu des articles n’engage que l’organisme qui en est l’auteur.

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