28 juillet 2020
Initiatives et réalisations maskoutaines
Élever la barre, réussir son Barreau et redonner à la communauté
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

L’haltérophile Caroline Lamarche-McClure. Photo gracieuseté

L’haltérophile Caroline Lamarche-McClure, originaire de Saint-Edmond-de-Grantham et membre depuis plusieurs années du club d’haltérophilie La Machine Rouge à Saint-Hyacinthe, a ajouté un autre honneur à son palmarès dernièrement. L’organisme Saint-Hyacinthe Élite lui a remis la Bourse Richard-Bourbeau pour saluer son implication dans sa communauté.

Malgré la pratique d’un sport d’élite et des études prenantes, l’implication communautaire et le bénévolat restent très importants, voire prioritaires aux yeux de Caroline Lamarche-McClure. Ayant adoré les compétitions régionales auxquelles elle a participé durant l’adolescence, elle a décidé de redonner à son sport et de s’impliquer autant dans l’organisation qu’en tant qu’officielle.

« J’aime rencontrer les gens, alors aider à l’organisation et parler aux athlètes plus jeunes, c’est quelque chose que j’aime faire et qui est important pour moi. » Elle s’implique aussi en dehors de son sport alors qu’elle fait partie de la jeune chambre de commerce. « Tellement de personnes m’ont transmis la flamme de l’engagement et m’ont aidée. Si je peux à mon tour passer le flambeau et en inspirer d’autres, ce sera mission accomplie. »

En plus d’exceller dans son sport, comme en témoigne ses participations aux Championnats du monde juniors en 2015, aux Universiades d‘été en 2016 et aux Championnats mondiaux universitaires en 2018, la sympathique haltérophile de 24 ans travaille très fort sur les bancs d’école. En mai, elle a complété son Barreau avec succès et commencera prochainement une maîtrise en droit industriel.

S’entraîner pour des compétitions internationales n’est déjà pas une mince affaire, alors imaginez le faire tout en étudiant le droit. Sa recette?

« J’avais un gros agenda, dit-elle en riant. Je devais me faire des horaires fixes pour bien équilibrer les études et le sport. J’ai la chance d’avoir un coach incroyable [Denis Desgranges] qui est très compréhensif et qui m’a beaucoup aidée avec cette charge de travail énorme. »

Cette discipline lui servira aussi tout au long de sa future carrière. « Le droit demande beaucoup de temps et d’effort », constate-t-elle.

La Covid-19

La pandémie du coronavirus n’a pas épargné les haltérophiles, loin de là. Avec les gymnases fermés, les athlètes comme Caroline devaient continuer l’entraînement tout en restant confinés à leur domicile. Aidée de son père, elle a aménagé une plateforme à la maison, dans le but de poursuivre sa préparation. « Ce fut un gros défi pour nous de nous entraîner individuellement. Ce n’était pas facile non plus d’être loin de nos amis. On tient beaucoup à être ensemble lorsqu’on s’entraîne. »

Évidemment, les Championnats canadiens qui devaient avoir lieu au mois de mai ont été reportés, puis finalement annulés, une autre mauvaise nouvelle qui a eu l’effet d’une douche froide sur la tête de nos représentants maskoutains. « Les Championnats canadiens sont très significatifs pour les athlètes. Au-delà du volet sportif, c’est aussi très amical. C’est aussi une compétition qui clôt notre année remplie d’efforts à l’entraînement. »

Avec le récent déconfinement, la bande de La Machine Rouge a pu retourner à son gym du boulevard Laflamme. « L’entraînement est différent qu’auparavant, c’est certain! Nous devons être à une certaine distance et tout désinfecter régulièrement autour de nous, mais encore une fois, mention honorable à nos coachs qui rendent le tout possible. »

Durant cette période d’isolement, Lamarche-McClure a aussi découvert un autre sport. Voyant ses parents exercer le vélo depuis des années, elle a décidé de s’y mettre à son tour. D’abord pour le plaisir, elle y aura finalement trouvé une bonne façon de garder la forme.

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