1 décembre 2020
COVID-19 : a-t-on atteint le fameux plateau?
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

La montée en flèche des cas de COVID-19 dans la MRC des Maskoutains a maintenant atteint un plateau, même si le nombre de nouvelles personnes recevant un diagnostic positif demeure parmi les plus élevés en Montérégie.

Entre le 16 et le 22 novembre, pas moins de 143 nouveaux cas ont été diagnostiqués dans la MRC, des chiffres quasi identiques à ceux des trois dernières semaines. Avec ces données, la grande région maskoutaine demeure toujours celle qui compte le plus de nouveaux cas en Montérégie après l’Agglomération de Longueuil, qui se trouve en tête de liste.

Trois décès ont été déplorés dans les derniers jours dans la MRC des Maskoutains, faisant grimper à 57 le bilan des décès liés à la COVID-19 sur le territoire depuis le début de la pandémie. La santé publique rapportait 210 cas actifs dans la MRC en date du 25 novembre.

Une « Zone tampon » temporaire à l’hôpital

Pendant quelques jours, une zone tampon a dû être créée au 9e étage de l’Hôpital Honoré-Mercier pour mettre à l’écart des personnes atteintes de la COVID-19 qui se présentaient à l’urgence en attendant que celles-ci soient transférées vers une zone chaude dans un autre hôpital, soit Charles-Lemoyne ou Pierre-Boucher.

Cette mesure, qui « visait à limiter les risques de contamination », n’a été que temporaire et la zone tampon est déjà fermée, a indiqué le conseiller aux relations médias du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est, Hugo Bourgoin. Il a précisé que toutes les personnes qui sont passées par cette zone tampon étaient positives à la COVID-19 et qu’il se passait un « maximum [de] deux à trois jours » avant qu’elles soient transférées vers un autre établissement. M. Bourgoin a par ailleurs assuré que « durant les quelques jours où la zone tampon a été ouverte, il y avait effectivement du personnel dédié » à cette zone. Des tracés précis sont déjà déterminés à l’intérieur de l’hôpital pour s’assurer que les personnes positives à la COVID-19 n’entrent jamais en contact avec les autres usagers.

Retour en force à l’Hôtel-Dieu

Après l’éclosion qui affecte le Centre d’hébergement Andrée-Perrault depuis deux semaines, c’est au tour de l’Hôtel-Dieu de voir un retour en force de la COVID-19 entre ses murs.

En date du 25 novembre, 14 cas avaient été détectés parmi les résidents du CHSLD de la rue Dessaulles, selon le registre officiel du ministère de la Santé. Il s’agit d’une propagation importante si l’on tient compte du fait qu’aucun cas n’apparaissait sur la liste gouvernementale une semaine plus tôt. Ce nombre ne représente par contre que 3 % des résidents de l’Hôtel-Dieu.

Du côté du Centre d’hébergement Andrée-Perrault, où la situation est considérée comme « sous haute surveillance », on dénombre maintenant une douzaine de cas, soit tout près de 20 % de la clientèle. Un décès a été porté à son bilan.

Dans nos résidences privées pour aînés, l’éclosion qui sévissait à la résidence Joseph-Antoine s’estompe déjà alors qu’on ne compte plus que deux cas actifs, lesquels avaient été transférés dans un autre établissement comprenant une zone chaude. À la Résidence Bourg-Joli, cinq personnes sont toujours considérées comme des cas positifs à la COVID-19, puis un seul cas demeure associé respectivement à la Villa St-Joseph et à l’Eau vive.

Légère baisse dans les écoles

Dans les écoles, une légère baisse du nombre de cas est observée du côté du Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSSH) alors qu’on rapporte maintenant 84 cas, une diminution de 14 par rapport à la semaine précédente.

La situation est toujours fragile à l’école Bois-Joli-Sacré-Coeur, plus particulièrement à l’immeuble Sacré-Cœur où sont concentrés les 24 cas (23 élèves et un membre du personnel) toujours associés à cette école. Une clinique de dépistage pour les élèves de 5e et de 6e année, ainsi que pour un groupe de 4e année, a été organisée par la santé publique cette semaine, a fait savoir la régisseuse aux communications du CSSSH, Esther Charrette.

« Les résultats permettront d’avoir un portrait plus précis de la situation et d’ajuster les mesures de prévention au besoin. Jusqu’à maintenant, la santé publique n’a pas recommandé la fermeture de l’école », a-t-elle précisé.

Près des deux tiers des personnes qui avaient dû être placées en isolement depuis le début de l’éclosion ont toutefois pu réintégrer l’école Bois-Joli-Sacré-Coeur. Une nouvelle éclosion affectant l’école Saint-Sacrement force par ailleurs la mise en isolement de 121 personnes alors que sept cas ont été détectés dans cet établissement.

À l’école Lafontaine, on dénombre une dizaine de cas, tandis que la polyvalente Hyacinthe-Delorme et l’école professionnelle de Saint-Hyacinthe en comptent respectivement sept et six. Les 16 autres écoles du CSSSH qui apparaissent sur la liste ont trois cas ou moins.

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