23 avril 2019
2018 dans la construction
Année record à Saint-Hyacinthe!
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

La phase II du projet du Faubourg Laframboise, en bordure de l’avenue du même nom, apparaîtra dans le rapport de la construction 2019. Photothèque | Le Courrier ©

Les mises en chantier dont Saint-Hyacinthe a été le théâtre en 2018 ont propulsé la ville vers de nouveaux sommets dans le bâtiment, indique le dernier rapport annuel de la construction produit par le Service de l’urbanisme.

Selon ces statistiques, la valeur totale des quelque 2422 permis délivrés par ce service l’an dernier a atteint 198 028 116 $, ce qui pulvérise l’ancienne marque des 188,3 M$ qui avait été établie en 2016, sept ans après le record de 2009 (157,2 M$). Au chapitre des investissements déclarés, le résultat de la dernière année surpasse de 70,5 M$ celui de 2017, lequel a été ramené de 130,1 M$ à 127,4 M$, après révision.

Un autre record a été battu en 2018 et c’est celui du plus grand nombre de logements créés en 12 mois. L’année 2010 et ses 469 nouveaux logements vient d’être reléguée au deuxième rang à ce chapitre par l’année 2018 et ses 514 logements ajoutés, dont 57 résidences unifamiliales comparativement à 50 en 2017.

C’est ainsi que la valeur déclarée de tous les projets résidentiels 2018 a atteint la barre des 94 196 620 $, ce qui est de loin le meilleur résultat jamais obtenu dans cette catégorie. Le sommet précédent avait été celui de 2012, année où la valeur des permis de construction résidentiels s’était chiffrée à 77,8 M$.

Un projet résidentiel de grande ampleur a largement contribué à bonifier les statistiques 2018 et il s’agit du complexe Le Saphir, du Groupe Robin, dont le coût global est estimé à plus de 50 M$. Mis en chantier rue Blouin, face à la Résidence l’Eau Vive, l’édifice de six étages comportera pas moins de 259 logements pour retraités actifs. Il a fait l’objet d’un permis de construire au montant de 39,5 M$ qui a été délivré en juin.

Outre cet investissement, les entreprises du Groupe Robin se sont activées dans d’autres secteurs de la ville l’an dernier, comme l’indiquent les 16 permis supplémentaires qu’elles ont obtenus pour divers projets résidentiels et commerciaux totalisant un peu plus de 8 M$. En 2017, l’ensemble des permis délivrés au Groupe Robin s’était chiffré à 18 M$.

Parmi les projets résidentiels d’importance lancés en 2018, on note la construction d’un édifice de six étages face au Marché public, au 1600, rue des Cascades, un emplacement qui était vacant depuis l’incendie de l’édifice Cusson, survenu le 1er janvier 2002. Un permis au montant de 7,5 M$ a été délivré au mois de mai au promoteur Cons Properties, de Montréal. Le bâtiment abritera deux espaces commerciaux au rez-de-chaussée et comptera 34 logements aux étages. Deux autres projets avaient été présentés à la Ville pour ce même site, ces dernières années.

Parmi les promoteurs qui se sont démarqués en 2018, on trouve la firme Gestion Bazinet-Morin, qui a lancé 10 projets résidentiels totalisant 3,8 M$ en permis, lesquels vont se traduire par la création de 23 logements dans la nouvelle avenue Joseph-Bistodeau, du lotissement Le Rapide Plat.

Enfin, quatre autres entreprises, dont Construction Domaine sur le Vert (Dominic Rodier, Groupe Michaudville et H. Gagnon & fils), ont poursuivi l’urbanisation du lotissement du même nom, dans le district Douville, y ajoutant ensemble 50 logements à travers 11 projets multifamiliaux de deux à six logis, le tout représentant des investissements de 5,33 M$.

La phase I du projet du Faubourg Laframboise, des promoteurs Jean-Denis Major et Yan Jubinville, s’est aussi concrétisée en 2018 avec la construction, au coût de 2,4 M$, d’un édifice de cinq étages comportant 18 logements. Signalons qu’un permis de 5,7 M$ pour la phase II de ce projet – un édifice de six étages et de 48 logements – a été délivré à la firme Faubourg Laframboise en février 2019.

Autres secteurs

Après la construction résidentielle, ce sont les projets institutionnels et gouvernementaux qui ont généré les plus gros investissements en 2018, soit 51,1 M$ au total. C’est le meilleur résultat dans cette catégorie depuis 2009, année où la valeur des permis de type institutionnel avait atteint 56,4 M$.

L’université de Montréal a, entre autres projets, demandé un permis au montant de 7,87 M$ pour l’ajout d’un laboratoire à sa Faculté de médecine vétérinaire de la rue Sicotte, tandis que la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe a mené de front quatre projets d’agrandissement et de transformation dans ses écoles, pour un montant total investi de 7,78 M$. On note aussi un permis de 3,59 M$ délivré à la Ville de Saint-Hyacinthe dans le dossier de rénovation du Marché public.

Dans le secteur commercial, les investissements déclarés se chiffrent à 26,2 M$, ce qui est moins qu’en 2017 (38,1 M$), alors que du côté industriel, les projets de construction 2018 se sont chiffrés à 23,1 M$ (32,4 M$ en 2017).

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