9 février 2021
Initiatives et réalisations maskoutaines
Alex Burger présente Sweet Montérégie
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Quelques mois après la fin de son aventure à La Voix, Alex Burger dévoile enfin son album Sweet Montérégie, sur lequel il travaillait depuis près de deux ans. Photo Camille Gladu-Drouin

Le grand jour est enfin venu pour Alex Burger. Son premier album solo, Sweet Montérégie, a été lancé tout récemment, lui permettant de dévoiler son univers musical au grand public quelques mois après la fin de son aventure à La Voix.

« Ça fait du bien [de savoir que l’album sort finalement] », lance d’entrée de jeu le Maskoutain lorsque joint par le journal. « Je le vois comme une libération qui me permet de passer à une autre étape », ajoutera plus tard l’auteur-compositeur-interprète.

Il faut dire qu’il y a maintenant deux ans qu’il travaille sur ce projet. Depuis la sortie de son EP À’ment donné, en 2018, Alex Burger a continuellement écrit et composé de la musique. À différents moments, il a cru que ce premier album était prêt à être lancé, mais il y a eu plusieurs concours à travers cette épopée, dont une finale aux Francouvertes et surtout la surprise de participer à La Voix, qui a retardé de plusieurs mois la sortie dudit album et qui l’a fait poursuivre son travail en studio.

Même si le contexte n’est pas le meilleur en raison de la pandémie, il n’était plus question de remettre la sortie de l’album à plus tard.

« Il n’y aura jamais de bon timing, alors on va le créer, le timing. J’avais envie de donner quelque chose à écouter aux gens, une musique qui bouge et qui est joyeuse. […] Au fond, je pense que c’est un bon timing parce que les gens n’ont jamais autant écouté de musique. »

Brocante musicale

Au fil des onze morceaux (dont un interlude) réunis sur Sweet Montérégie, Alex Burger vogue à travers différentes sonorités. Il y a des chansons plus country, d’autres plus rock. Il y a même une mélodie valsante pour la pièce « Chanson pour Simon », une « toune de bateau » qu’il partage avec un autre Maskoutain, Georges Ouel.

« Au final, j’essaie plein d’affaires. C’est une genre de brocante où on trouve plein d’affaires », image celui qui a fait ses premières armes musicales avec le groupe maskoutain Caltâr-Bateau et qui est également membre du quatuor Bon enfant.

Les changements de rythmes témoignent des différentes périodes de création qui ont marqué ce long processus, affirme le nouveau trentenaire. Les premières sessions d’enregistrement, en compagnie du coréalisateur de l’album, Alexandre Martel, étaient orientées vers un son plus rock. Une dizaine de chansons en étaient sorties et devaient former l’album. Puis, vint un moment où Alex Burger s’est plongé dans la musique country – « j’en étais maniaque, je l’étudiais à fond », confie-t-il -, ce qui a teinté une autre session d’enregistrement plus tard en compagnie de ses musiciens. « On buvait du whisky, on était ben chaud. C’était une autre vibe complètement. C’était plus du jam, ça faisait plus roots. » Il a gardé le meilleur des deux mondes pour former Sweet Montérégie.

Avec ses textes très racontés, au phrasé parlé, Alex Burger propose ici une galette plutôt variée qui comprend des histoires tantôt légères, tantôt touchantes. D’une certaine façon, l’amour est un thème récurrent sur cet album. Que ce soit l’amour pour sa région natale (« Sweet Montérégie ») ou le mal d’aimer quelqu’un d’autre (« J’prends ça pour du cash » et « La randonnée »), il s’amuse à les décrire avec des images fortes. Mais il est aussi capable de douceur et d’émotion pure, comme sur la pièce « Josée », qu’il a écrite pour sa mère.

« Voir sa mère perdre ses cheveux [parce qu’elle combat un cancer], ça rentre dedans. Elle va bien, elle est guérie maintenant. Mais le moment où elle a perdu sa féminité, ça m’a rentré d’dans », raconte-t-il.

Selon le style de la chanson et l’histoire qu’il raconte, on l’entend même jouer avec sa voix. « Je suis un gros amoureux des langues. Dans l’album, j’ai essayé de jouer avec les accents », dit-il à propos de cet exercice, réalisé sans même en être pleinement conscient.

Vu le contexte, un lancement en bonne et due forme n’est malheureusement pas dans les plans pour Alex Burger, mais il n’est pas écarté qu’une alternative virtuelle soit trouvée dans les prochaines semaines pour souligner la sortie de Sweet Montérégie.

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