Actualité

Mieux financer les organismes pour une société en santé

12 décembre 2017

Les organismes communautaires, par leur mission diversifiée, complémentaire ou alternative, sont indispensables au réseau de la santé et des services sociaux. Concrètement, ils offrent du répit aux parents d’enfants vivant avec de lourds handicaps; ils outillent les proches aidants pour ne pas qu’ils s’épuisent; ils font de l’intervention individuelle avec des personnes ayant un problème de santé mentale; ils hébergent des personnes en situation de crise; ils donnent du soutien à des personnes vivant avec une maladie spécifique; etc. Bref, les organismes communautaires accompagnent, hébergent, soutiennent et défendent quotidiennement des milliers de femmes, d’enfants, de jeunes, de personnes âgées et d’hommes.

« Sans cette panoplie de services du communautaire, le réseau de la santé et des services sociaux, déjà très fragile, serait complètement chambardé », déclare Suzanne Demers, directrice de l’Auberge du cœur Le Baluchon et vice-présidente de la Table régionale des organismes communautaires et bénévoles de la Montérégie (TROC-M). « Des proches aidants n’ayant jamais de répit se retrouveraient en burnout, les urgences auraient encore plus de crises suicidaires à gérer, les médecins seraient sollicités davantage par des gens malades qui n’auraient aucun soutien, etc. »

Pourtant, la situation n’est guère facile pour les organismes communautaires. Plus de 90 % des organismes communautaires de la Montérégie doivent composer avec un financement insuffisant pour remplir leur mission. Ce sous-financement a des répercussions importantes sur le fonctionnement des groupes : plusieurs doivent, entre autres, cesser ou diminuer certaines activités et/ou projets. De plus, le sous-financement affecte grandement les équipes de travail qui sont pour la plupart surchargées, qui vivent de l’épuisement professionnel et qui doivent composer avec un roulement de personnel élevé.

« Les organismes ne demandent qu’à aider mais il faut leur donner les moyens! », se désole Suzanne Demers. « L’incapacité des organismes communautaires de répondre à toutes les demandes qu’ils reçoivent affecte les personnes les plus vulnérables de nos communautés. Le dossier du sous-financement des organismes communautaires devrait être une priorité pour la ministre », ajoute Mme Demers. Pour cela, ça prend, et urgemment, des nouveaux crédits significatifs dans le budget 2018-2019 pour les organismes communautaires qui sont sur le terrain.

La députée Chantal Soucy et ses collègues ont accueilli les organismes et ont signifié leur volonté de les appuyer. « Nos organismes communautaires sont des partenaires essentiels au réseau de la santé et des services sociaux de la Montérégie. Chaque jour, sur le terrain, je constate leur rôle capital dans ma circonscription. Ils écoutent, hébergent, conseillent et accueillent des milliers de citoyens dans le besoin. Depuis des années, ils font des miracles avec très peu de ressources et maintenant, ils sonnent l’alerte. Plus que jamais, la pérennité des services qu’ils offrent, aussi essentiels soient-ils, est en péril. C’est pour cette raison que j’ai décidé d’être à leurs côtés aujourd’hui, pour leur témoigner toute ma gratitude, mais aussi pour manifester mon appui. L’apport des organismes communautaires au développement social et économique du Québec est inestimable. Nos organismes méritent de recevoir un financement adéquat et équitable. »

Initiatives et réalisations maskoutaines

12 décembre 2017

Laurent Lessard, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation; Réjean Vermette, éleveur de porcs de Saint-Simon-de-Bagot et Jean Larose, directeur général des Éleveurs de porcs du Québec.

Un producteur de Saint-Simon-de-Bagot a été honoré au Porc Show 2017

Le Porc Show – plus grand rassemblement annuel de la filière porcine au Canada – s’est déroulé les 27 et 28 novembre au Centre des congrès de Québec. La quatrième édition s’est tenue en présence du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, et s’est démarquée par des conférences et ateliers de haut niveau interpelant l’ensemble des acteurs du secteur.

Les organisateurs du Porc Show ont profité de l’occasion pour remettre les Prix de reconnaissance à des acteurs du secteur qui se sont démarqués par leurs pratiques et leur contribution au développement de la filière porcine québécoise.

Dans la catégorie Éleveur, le lauréat de cette année est Réjean Vermette, producteur Saint-Simon-de-Bagot. M. Vermette s’est notamment illustré par une feuille de route professionnelle bien remplie. Il est considéré comme un pionnier de la production qui a su par son leadership, son travail et son implication dans de nombreuses et diverses organisations, donner des lettres de noblesse à la production porcine québécoise. Ces multiples implications lui permettent d’avoir une connaissance approfondie des enjeux et tendances dans la production. Le suivi serré de tous les intrants, l’amélioration des coûts de production et une planification rigoureuse des budgets lui permettent de prendre des décisions éclairées. Une relève déjà bien impliquée sur l’entreprise selon les forces de chacun appuyée par une solide équipe d’employés, jouissent d’un milieu de travail stimulant où la formation, l’implication et la valorisation sont de mise. Finalement, le lauréat s’est aussi impliqué activement dans sa municipalité. Une bonne gestion des lisiers, l’ouverture occasionnelle aux concitoyens de ses installations afin de les informer sur les bonnes pratiques d’élevage, ainsi qu’un don annuel de viande de porc pour une soirée de bienfaisance, sont autant de moyens pour créer des relations harmonieuses avec ses voisins et d’améliorer la perception des consommateurs.

Pour le volet Fournisseur et/ou Transformateur, c’est un chef de file dans le secteur de la production, de la transformation et de la distribution des viandes de porc et de volaille au Canada, l’entreprise Olymel, qui a remporté le prix. L’entreprise exporte ses produits dans 65 pays différents. Sa force de vente, tant pour le marché domestique que pour les marchés d’exportation met toujours en valeur la qualité des élevages des producteurs québécois, leurs bonnes pratiques en matière d’alimentation et de santé animale, de biosécurité, de transport et de bien-être animal et s’assure que des standards élevés soient appliqués dans tous ces domaines. L’étendue de ses activités dans diverses régions du Québec en fait un excellent employeur et un pilier économique pour ces différentes régions, ainsi qu’un joueur important de la vitalité de la filière porcine québécoise. Finalement, cette entreprise pose une série d’actions visant à réduire son empreinte environnementale et ce, dans tous les aspects de ses activités. Compte tenu de l’importance de ses installations, elle procède sur une base régulière à l’évaluation de ses performances en matière d’économies d’énergie.

Le Porc Show a été l’hôte du plus important dîner spaghetti au porc jamais organisé au profit de La Tablée des Chefs avec comme invité spécial Ricardo.

L’activité a permis de remettre 8 000 $ à l’organisme qui vise à nourrir les personnes dans le besoin et développer l’éducation culinaire des jeunes.